L'année dernière en 2012, j'ai tenté la culture des Pleiones. Depuis plusieurs années, elles croisent mon chemin sur les foires aux plantes ou quand j'admire les collections d'amateurs de kusamono. Cependant, j'ai toujours résisté à la tentation. Enfin, jusqu'à cette fête des plantes au Château de la Bourdaisière où chez un pépiniériste que je croise régulièrement, j'ai vu une caisse de Pleione, et...

J'ai craqué pour les Pleiones

Cette orchidée terrestre a donc rejoint ma collection de plantes rares. J'en ai même deux variétés différentes : Pleione britannia 'Doreen' et Pleione britannia 'Doreen'. Et ma foi, cela ne se passe pas trop mal entre nous car j'ai pu constater que Pleione britannia 'Doreen' est déjà en pleine floraison. De petits bulbilles se sont également développé à coté des plus gros. Le tout maintenant est peut-être de réussir à les amener à maturité et donc à la floraison. J'ai donné deux de ces bulbilles à Nicola 'Kitora' Crivelli ce printemps.

Pseudo bulbe de Pleione

La culture des Pleiones

Ce sont de grosses fleurs qui sortent directement du pseudo bulbe mature sans feuillage sur une tige d'une petite dizaine de centimètre. Le rempotage peut se faire au printemps mais attention si les racines ont déjà commencé à pousser, il ne faut plus y toucher. En effet, les racines de ces orchidées ne se comportent pas comme les racines d'une quelconque vivace. Elle ne peuvent hélas pas repousser si elle sont coupées ou abîmées. Le rempotage est donc de préférence à faire tôt en saison c'est à dire fin d'hiver, chez moi plutôt à la mi février. Semi rustique, je préfère les protéger pendant l'hiver en maintenant le substrat légèrement humide. Le substrat doit être drainant. Il est composé de grains d'akadama, d'écorce de pins compostée, de sphaigne coupée en morceaux et de perlite. La tourbe peut aussi convenir avec un substrat drainant comme les écorces ou du gravier... Attention à la pourriture au début du printemps et pendant l'hiver.

Bourgeons de fleurs en pleine croissance au printemps 2013

Certains gardent les bulbes dans le réfrigérateur pendant l'hiver. L'important est qu'ils restent au frais : maximum +5°C et hors gel. Le substrat doit être humide mais pas détrempé (surtout après le rempotage et pendant la floraison) car c'est le moment le plus délicat : trop d'eau pourrait faire pourrir les racines. Au démarrage de la pousse des feuilles, on peut arroser un peu plus. il faut aussi leur apporter une fertilisation régulière mais assez faible avec un engrais liquide. C'est la condition sine qua non pour avoir des fleurs l'année suivante.

La Pleione en kusamono ?

Je ne suis pas sûr que l'on puisse vraiment en faire une plante d'accent qui accompagnerai un bonsaï lors des expositions mais peut-être qu'avec quelques années, elle pourra gagner en maturité et mieux occuper le pot. C'est une histoire de mochikomi, je suppose. Néanmoins, l'absence de feuillage et la nécessité de ne pas trop recouvrir les pseudo bulbes sous peine de pourriture, n'aide pas à en faire un kusamono convaincant. A voir à l'avenir. Pour aller plus loin : Différentes Pleiones en fleurs
Remarque : ces observations et indications sont données à titre purement indicatif. Je ne cultive cette orchidée que depuis quelques mois et j'en ai encore beaucoup à apprendre sur les Pleiones. Si vous vous y connaissez, n'hésitez pas à me contacter  🙂